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Ma déclaration pour l’élection d’Alain ANZIANI, Maire de Mérignac : revue de presse visaulisé le conseil en vidéo sur cette page

Fichiers joints: 

Le conseil municipal en vidéo

Mérignac - Conseil Municipal du samedi 5 avril... par villedemerignac

Déclaration suite à l’élection d’Alain ANZIANI, Maire de Mérignac. Monsieur le Maire, Chères et chers collègues, Cher Alain,  c’est bien sûr chargé d’émotion, de satisfaction et du sens des responsabilités que notre groupe vous félicite pour cette élection. Je remercie publiquement les Mérignacais qui nous ont donné la victoire. Cette victoire implique pour nous de très grandes responsabilités. D’abord celle d’être des élus du peuple. Nous sommes dépositaires d’une part de la démocratie chèrement gagnée au cours des siècles. Nous devons y faire honneur à chaque instant.

Nous sommes dépositaires de l’intérêt général qui n’est pas la somme des intérêts particuliers mais qui doit correspondre à une vision de la société, à une vision de la vie en collectivité.

Cette vision, pour nous, Ecologistes, c’est d’abord mettre en œuvre un projet qui allie la justice sociale, le projet écologiste et une prospérité soutenable.

La justice sociale c’est renforcer le rôle d’amortisseur social de la ville, d’accompagnement des difficultés, de répondre aux évolutions,  aux besoins de tous les âges de la vie : de la petite enfance à la vieillesse, la ville doit apportée une réponse équitable avec le service public.

 

Le projet écologiste c’est de faire de Mérignac, une ville phare vers la transition écologique et énergétique : les économies d’énergies, le développement des énergies renouvelables, la mise en œuvre d’un réseau de chaleur, faire de notre ville, une ville qui produise de l’énergie pour répondre aux défis de la pollution atmosphérique, du changement climatique. Faire de Mérignac une ville qui prenne sa part dans tous ses défis et enjeux, comme la biodiversité, la préservation des milieux naturels, mais également mettre en œuvre un cadre de vie de qualité où la nature est une composante de la fabrication de la cité. La mobilité, et le logement sont deux moyens pour y parvenir. Nous devrons poursuivre ces efforts pour une mobilité et un logement pour tous.

La prospérité soutenable c’est prendre en compte le patrimoine économique de Mérignac, industriel et commercial afin qu’il profite à tous bien sûr mais également que ces secteurs évoluent vers des activités soutenables et responsables.

 

L’industrie militaire par exemple, c’est des emplois, c’est de la richesse, mais également des activités qu’il faut aussi interroger sur le plan de l’éthique. Nous souhaiterions, que pour chaque € investit par les collectivités dans ce domaine, l’équivalent soit aussi investit vers des activités civiles, de recherches autres que militaires. Nous souhaitons également qu’a termes la Métropole s’engage vers la conversion de ces activités avec le transfert de compétences et des technologies vers les filières technologiques durables : comme la troisième révolution industrielle.

Nous avons la responsabilité d’ouvrir un nouveau livre pour Mérignac.

 

Nous sommes dans un monde qui évolue. Nous entrons dans un nouveau monde. Pour cela nous devons mieux et plus associer les habitants. N’oublions pas qu’en 2008 mais bien sûr en 2014, l’abstention a été forte à Mérignac. Ce phénomène doit nous interroger à plusieurs titres. L’abstention révèle une citoyenneté en panne, un désintérêt de la population pour la vie locale, une remise en cause aussi de notre façon de faire de la politique.

Nous devons en titrer les enseignements et engager une démarche plus large qui associe toutes les strates de la population.

Cher Alain, nous vous souhaitons bonne chance et plein de courage.

Article de Sud Ouest

delhoumeau@sudouest.fr

Les défis d’AnzianiLa liste des 18 adjoints

 

Alain Anziani a succédé samedi officiellement à Michel Sainte-Marie. Le nouveau maire a fixé le cadre de son action pour les six prochaines années.

On le sait, Michel Sainte-Marie n'est pas homme à s'épancher, à chercher la lumière coûte que coûte. Dernière démonstration samedi, lors de son ultime geste d'élu. Sitôt le nouveau Conseil municipal installé, celui qui fut maire de Mérignac pendant quarante années s'est éclipsé de la salle du conseil, abrégeant du coup la standing ovation qui lui était promise. « Je me retire, mais je continuerai à suivre de près, à ma place, les affaires du Conseil municipal », a-t-il juste précisé avant son départ.

Le socialiste Alain Anziani lui a succédé au terme d'un vote sans surprise ou presque, une voix de l'opposition venant étonnamment se mêler aux 37 suffrages du groupe majoritaire. Tous les regards se sont alors tournés vers Jean-Luc Aupetit, seul représentant du Front national…

Après avoir rendu hommage à ses prédécesseurs et remercié les électeurs, Alain Anziani a affirmé qu'il serait désormais le maire de tous les Mérignacais. Plusieurs « défis » seront à relever. Le premier touche à l'exercice démocratique. L'élu analyse l'abstention et les votes vers les formations extrêmes comme « l'expression d'une profonde demande d'écoute et de dialogue ».

La transition énergétique

Du coup, quatre adjoints de quartier, en l'occurrence Jean-Claude Pradels, Michèle Courbin, Jean-Michel Bertrand et Joëlle Léao, auront pour missions « d'écouter, de faire remonter l'information et de veiller à la bonne application des mesures ». Un autre élu sera en charge des relations avec les citoyens. De plus, le maire désignera prochainement des « veilleurs de quartier », c'est-à-dire des agents municipaux qui auront pour tâche d'aller au-devant des habitants. Les conseils de quartier, le conseil consultatif, le conseil municipal des jeunes et le monde associatif seront également associés à la concertation.

Le deuxième défi porte sur l'écologie. Alain Anziani entend réconcilier la ville et la nature en créant de nouveaux espaces verts et en favorisant la transition énergétique. Celle-ci sera « une des priorités du mandat ». En guise de symbole, l'édile a réclamé à l'administration municipale des propositions pour renforcer la végétalisation de la place Charles-de-Gaulle. « Un premier geste interviendra dans les prochains jours. » Probablement la plantation des palmiers promis devant le cinéma. Reste à savoir si ces sujets seront complétés par des essences au feuillage plus dense abritant du soleil.

Dans l'esprit d'Alain Anziani, la préoccupation environnementale devra nécessairement accompagner, et non pas s'opposer, aux projets urbains. Des logements accessibles à tous devront être construits là où les Mérignacais les attendent. « C'est-à-dire le long des grands axes de circulation. Et ce, en préservant l'identité des zones pavillonnaires ». Il faudra pour cela une nouvelle réflexion sur le PLU. « Sans cette modification, on ne pourra pas faire grand-chose », admet l'édile qui cite l'éducation, le développement économique, l'emploi et l'insertion parmi les autres enjeux des six prochaines années.

De la CUB à la métropole

Alain Anziani sait que son mandat sera soumis à des aléas, mais aussi à des certitudes. Primo, « il faudra faire mieux avec moins d'argent public et continuer à maîtriser les dépenses de fonctionnement tout en respectant un engagement de stabilité fiscale ».

Autre évidence : le passage de la CUB à la métropole bordelaise sera acquis le 1er janvier 2015. « Ce changement institutionnel va impliquer des mutualisations, des transferts en matière d'équipements. Je souhaite personnellement un accord de gestion. Les négociations avec le maire de Bordeaux nous permettront de travailler sereinement sur le logement social, la desserte de l'ensemble de la zone aéroportuaire, etc. »

Avant de laisser les groupes municipaux s'exprimer, Alain Anziani a admis que cette élection devait imposer « un esprit aigu de responsabilité », excluant tout « triomphalisme ». Tous les élus ont mis en avant la primauté de l'intérêt général et des services aux habitants. Le maire a lancé l'idée d'un « pacte de bonnes pratiques » à définir. Thierry Millet en a accepté l'augure, en attendant des actes concrets.