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Meilleurs voeux 2017

  Bonjour à tous  

 

Je vous souhaite tous mes vœux pour l’année 2017 ainsi qu’à vos proches.

Je profite de cette fin d’année pour vous donner des nouvelles tant politiques que personnelles à travers un compte rendu d’activité.

Ce courrier a pour objectif de faire un état des lieux de l’action mais aussi de « l’humeur» politique du moment. Depuis plusieurs années nous travaillons ou militons ensemble de façon permanente ou épisodique. Pour d’autres, je vous ai sollicités à plusieurs reprises pour participer à des campagnes électorales, qu’elles soient locales ou nationales, à des réunions publiques ou à des manifestations. Enfin pour certains, selon l’actualité au gré des évènements, nous nous croisons ou rencontrons pour aborder tel ou tel sujet. Il me semble par conséquent naturel d’échanger avec vous et de faire un bilan avant 2017, année électorale mais aussi à mi-mandat  municipal.

Je m’adresse personnellement à vous en employant le « je », mais le plus souvent l’engagement et les faits que je mets en avant sont aussi issus d’un travail collectif.

 

2017 : année des présidentielles

J’ai soutenu la candidature de Yannick JADOT pendant la primaire des écologistes et tout naturellement je poursuis la démarche en coordonnant sur la Gironde avec Anne Laure FABRE NADLER la recherche des parrainages nécessaires à la validation de sa candidature. Ce travail est fastidieux, car il nécessite le soutien de 500 élus, maires, parlementaires, élus régionaux ou départementaux en France.

Un certain nombre de membres du groupe de Mérignac participent d’ailleurs à cette quête.

Cette élection s’annonce imprévisible, car elle risque d’être la transcription d’un malaise généralisé vis-à-vis de la politique en France mais aussi dans le monde. Le climat général n’est pas bon, est-il utile de le rappeler ? Il n’y a pas que la « droite qui est décomplexée ».  Toute une partie de la population qui se sent exclue ou laissée pour compte se sent aussi libérée dans son vote. Le BREXIT, TRUMP, le FN au zénith,  le programme de François FILLON, les menaces terroristes et diverses, la montée des extrémismes avec l’intolérance qui l’accompagne  forment un cocktail  inquiétant.

L’écologie qui n’a jamais été autant nécessaire, risque d’être la grande perdante du prochain cycle qui est devant nous. Et si le contexte a un peu évolué depuis 2007, j’ai relu une tribune que j’avais rédigée à l’époque sur le silence des intellectuels face au changement climatique, on ne peut pas dire que nous ayons beaucoup avancé.

 

Pour autant il est nécessaire de ne pas baisser les bras, car le monde à besoin de positif et partout dans la société des initiatives voient le jour, des citoyens se mobilisent  dans leur environnement local. Cela compte aussi ! Pour preuve, si l’arrivée des migrants provoque des crispations et des refus, leur présence génère aussi beaucoup d’élans de solidarité.

Alors si certains s’interrogent sur l’utilité d’une candidature écologiste en 2017, il suffit d’écouter Yannick JADOT pour comprendre qu’il est nécessaire qu’une voix différente et responsable propose une réelle alternative.

Et des législatives

Cette élection sera suivie des législatives le 4 et 11 Juin. Après avoir été candidat à plusieurs reprises, j’ai décidé de passer mon tour. En effet, une telle candidature demande beaucoup d’énergie et risque de pénaliser notre action municipale, notamment autour de la promotion du vélo et les manifestions qui sont envisagées sur Mérignac. Pour autant, je souhaite que cette circonscription reste à gauche et je me battrai pour cela.

Il est clair aussi que le mouvement écologiste traverse une crise et cette situation compte également dans ma décision. Cette mandature aura  été celle de la désillusion et je me suis déjà exprimé à plusieurs reprises sur ce sujet. En 2012, EELV avait pour la première fois deux ministres, deux groupes parlementaires et nous nous retrouvons moins de 5 ans après, à terre, après avoir perdu le groupe au Parlement, de nombreux militants, des élus et des figures du mouvement…Et gagné une image brouillée et brouillonne.

Nous avions un espace politique important, un boulevard, dirons certains, une attente extraordinaire. Et au lieu de transformer l’essai après la création d’EELV, nous sommes devenus illisibles politiquement, comme l’ensemble de la gauche d’ailleurs. Quand on voit avec quelle rapidité, un Emmanuel MACRON a conquis l’opinion et s’est placé au centre du débat, (l’essai reste à confirmer), on ne peut que s’interroger sur notre incapacité à tenir un espace politique ouvert de BAYROU à MELENCHON. Notre mouvement politique ne pourra rester en l’état. Sous peine de disparaître, il sera nécessaire après ces élections qui s’annoncent improbables, d’engager une recomposition politique à défaut de disparaître.

 

Une écologie positive sur le terrain

Si la remise en cause du système « capitalo – consumériste» n’est pas nouvelle, son principe est aujourd’hui poussé à l’extrême.  Il s’auto alimente en accumulant des richesses et produisant de plus en plus d’exclus, mais aussi ce qui est plus récent détruit la planète de façon irréversible. Et on a pu le constater à Marrakech (COP 22), l’accord imparfait de la COP 21 de Paris sur le climat est fragile, mais sa déconstruction serait une catastrophe de plus ajoutée à la catastrophe en cours.

Ainsi dans un contexte politique national et international plus qu’incertain où le terrorisme alimente un climat de plus en plus xénophobe il est utile et nécessaire de s’accrocher aux actions de terrain, à la défense et à la promotion de nos idées au niveau local.

C’est de là que l’écologie puise sa légitimé, même si l’action globale et institutionnelle est assurément nécessaire. La citoyenneté, la prise en main par la société civile transformera notre monde, c’est le meilleur messager.

Aussi, le développement des AMAP (il y a maintenant 5 AMAP à Mérignac) est constant, la progression du BIO est elle aussi importante, aidée il est vrai par les différents scandales qui alimentent l’actualité régulièrement ici même dans notre agglomération.

Pollution agricole

Ainsi, suite à l’information donnée par des « amapiens », j’ai pris la responsabilité de mettre sur la place publique la pollution à la DIELDRINE molécule organochlorée hautement toxique, à des taux supérieurs aux limites maximales de résidus (LMR), sur des légumes (cucurbitacées notamment) issus de la production agricole du territoire métropolitain ; cette détection faisant suite à des contrôles effectués par des services de l’Etat en 2015. Cette révélation a fait du « bruit » dans le landerneau des maraîchers.

En effet cette pollution historique met à jour les pratiques agricoles de ces 50 dernières années, puisque ce produit est interdit depuis 1972 et ces effets sont toujours présents, 50 ans plus tard.

En plein débat sur l’épandage des pesticides en viticulture en Gironde suite à l’émission de France 2 CASH investigation, mettre en avant les dangers d’un insecticide de « 50 ans d’âge », est du plus mauvais effet quand notre plus beau vignoble mondial en regorge…

Alimentation en danger

L’agriculture et la problématique alimentaire sont un enjeu, pas seulement pour les campagnes mais bien pour toute la société. Si « nous sommes ce que nous mangeons » en référence au livre de Jane GOODALL, il est clair que nous avons du souci à nous faire. Nous ne devons pas nous « laisser manger ». C’est pourquoi nous nous battons à Mérignac pour que les 80 hectares du lieu-dit SABATEY aient une vocation agricole, même si elles ne présentent pas forcément les meilleures indications pour le maraîchage par exemple, nous souhaitons que le projet d’un gigantesque centre hippique soit au moins revu à la baisse.

Nourrir mais aussi, bien nous nourrir est devenu une priorité des français face à la multiplication des scandales alimentaires induits le plus souvent par l’incessante industrialisation de l’alimentation. Cette industrialisation n’est pas que le fait des grands groupes et de la malbouffe qui va avec, mais elle s’est insinuée partout, dans la fabrique du pain par exemple et aussi dans le service public à travers la cuisine de collectivité, les cuisines centrales, qui sont de plus en plus « centrales et de moins en moins cuisines ». Ainsi depuis les années 2000 nous nous sommes toujours opposés au principe de la cuisine centrale Bordeaux Mérignac qui à travers son outil le SIVU a mis en place une cuisine industrielle par liaison froide avec une capacité de 18 mille repas et dont l’objectif est d’atteindre 23 puis 35 mille repas jour pour répondre aux besoins de la ville de Bordeaux. J’ai réitéré cette opposition lors du Conseil Municipal de Décembre en demandant une étude de sortie du SIVU. Ce qui est en jeu est le contrôle de l’alimentation des enfants scolarisés mais également des repas servis à domicile ou dans les restaurants pour le 3ème âge. La ville de Mérignac dont les besoins sont de 5 mille repas par jour n’a pas besoin d’être incluse dans un service qui en proposera à terme 7 fois plus !

Biodiversité

C’est la grande difficulté de l’action municipale, il y a des sujets complexes qui font du surplace et d’autres qui avancent. Ainsi, la loi de transition énergétique oblige les collectivités à ne plus utiliser de pesticides dans l’espace public à partir du 1er Janvier 2017. Sur ce point la ville de Mérignac, ou tout du moins les services, ne seront pas stressés par ce sujet, car la municipalité a mis en place depuis 10 ans maintenant une politique qui aboutit au zéro pesticide, hormis les terrains de sport et le cimetière (malgré un recul net des adjuvants). Les 8 parcs sont éco certifiés et l’usage sur l’espace public est banni depuis plusieurs années. Cette politique est accompagnée par la promotion de jardins partagés sur plusieurs sites de la ville. Cette éco certification ne nous empêche pas d’être vigilants notamment sur les atteintes à l’environnement que l’on peut constater comme par exemple sur les terrains CIPOLI dans le quartier de PICHEY.

Transition énergétique

La transition énergétique est aussi une priorité de ce mandat. Dans les faits, c’est un sujet de longue haleine. La priorité municipale est d’inscrire des crédits de rénovation des bâtiments avec une cible « économie d’énergie » mais également d’inscrire dans chaque nouvelle édification le critère de la transition aussi bien sur le mode chauffage que sur le choix des matériaux. Le centre social de BEAUDESERT est un exemple mais également de façon plus modeste la maison en bois construite pour l’association le CRAB dans le quartier du BURCK. L’éclairage public est aussi une cible de ce mandat, d’importantes sources d’économies sont en cours mais nécessitent des investissements lourds, le réseau n’ayant pas été à la base conçu pour être économe. D’autre part, je ne désespère pas de convaincre la majorité municipale d’engager une démarche d’extinction de l’éclairage public entre 1 heure et  5 heures du matin, avec selon les choix un potentiel de 200 mille euros d’économies à la clé.

Des actions moins visibles continuent leur chemin, comme les économies d’eau, ou, en plus du principe généralisé de maîtrise de la consommation d’eau à tous les niveaux, depuis 3 ans la ville participe au projet MAC EAU avec le conseil Départemental. La ville a distribué près de 10 mille kits aux mérignacais avec un potentiel de10 à 15 % d’économie sur la consommation d’eau. Une évaluation du dispositif sera faite cette année.

A pied, à vélo, en tram, en bus

Vous trouverez en suivant ce lien diverses interventions sur les déplacements et notamment la rocade bordelaise.

Bouchons

Face à la congestion de l’agglomération avec en point de mire la rocade le journal Sud-Ouest a organisé un débat sur le sujet fin 2015 et RUE 89 Bordeaux a aussi consacré un dossier. Cette rocade est l’objet de beaucoup d’attentions (300 millions d’€ d’investissements pour la 3ème voie) mais aussi source de beaucoup de problèmes. Bouchons, pollutions, accidents elle alimente de façon récurrente l’actualité car elle est aussi au cœur de la vie des Girondins. C’est pourquoi quand le nouveau Président du Conseil Départemental s’est aventuré à proposer une mise en sens unique de la rocade, je me suis permis de l’interpeller en qualifiant sa proposition de concours Lépine de la mauvaise idée.

Pollution de l’air

Pour autant le sujet de la mobilité est loin d’être clos et l’épisode de pollution de l’air que nous avons vécu un peu avant Noël, illustre le chemin qui nous reste à parcourir pour prendre au sérieux ce sujet. Car si notre agglomération n’a pas atteint le niveau critique de Paris ou de Grenoble, pendant près de deux semaines, le taux de microparticules dans l’air autorisait le Préfet à prendre des mesures de prévention plus importantes. Car en matière de pollution, ce n’est pas la dose qui fait le poison mais la répétition de l’exposition à faible dose qui devient cause de surmortalité.

 

C’est pourquoi je suis intervenu à diverses reprises notamment ( lors du débat en conseil de métropole pour la définition de la stratégie métropolitaine) pour rappeler notre scepticisme sur la mise à 3 voies de la rocade si une des 3 voies n’était pas dédiée aux circulations alternatives, co-voiturage et transport collectif. La solution choisie, de consacrer la bande d’arrêt d’urgence est un pis-aller car elle n’engendrera pas de contrainte sur le choix de l’automobile et par conséquent ne diminuera pas les effets négatifs comme la pollution de l’air.

Tramway

Sur ces sujets, heureusement, l’actualité a été aussi très riche en 2016. La concertation sur la desserte de l’aéroport a débouché sur le choix du tramway et le choix du maître d’œuvre est en cours. Vous trouverez la première et la seconde contribution que j’ai apportées sur ce dossier où au final, mon choix s’est porté sur l’extension par le tramway, même si un BHNS n’était pas « insensé » ; mais l’idée de prolonger au niveau des 4 Chemins parait évidente et simple surtout si on profite de l’espace urbain pour densifier et apporter de la mixité à cette zone qui comprend outre l’aéroport la plus grande concentration commerciale de la Nouvelle Aquitaine.

Le 17 Décembre j’ai participé à l’inauguration du Tram Train du Médoc baptisé depuis extension de la Ligne C. En cliquant vous trouverez tout sur ce projet que j’ai soutenu depuis sa genèse.

Vélo

Cette année fut aussi celle de la promotion du vélo. La ville de Mérignac a organisé un forum sur la filière vélo réunissant tous les acteurs du vélo. Cette première fut un succès et nous a mis l’eau à la bouche pour poursuivre en 2017 sous une forme différente lors de la semaine de la mobilité en Septembre 2017 avec l’appui de Bordeaux-Métropole. La ville a souhaité également s’inscrire pleinement dans le cadre du nouveau Plan Vélo qui a été voté au conseil de novembre et qui consacre le vélo comme un outil digne de crédits, même si tout  n’est pas parfait

La visite de Copenhague, si elle fait un peu rêver, a aussi surtout mis l’accent sur une réalité différente et une approche de la mobilité orientée vraiment vers la pratique du vélo. Je souhaite que Mérignac prenne le dossier à bras le corps afin de développer une politique cyclable à la hauteur des besoins. Un groupe citoyen autour du vélo a été initié et travaillera dans le cadre associatif de l’association Vélocité afin d’apporter son éclairage et son soutien critique nécessaire.

LINKY aussi

Le groupe EELV de Mérignac a organisé le 30 mai un débat sur le fameux compteur LINKY. Le groupe, grâce à notre collègue Jean-Louis COURONNEAU, a mené un travail de recherches sur le fond en essayant de nous extraire des positions incantatoires d’associations pourtant parfois proches de nous. Nous ne devons pas regretter ce positionnement qui a pu paraître à certains à contre-courant de la « vox populi », car les dernières études de l’ANSES  montrent que notre approche basée sur les faits nous donne raison. Si LINKY, n’est pas le monstre qu’on a voulu nous faire croire, cela n’exonère pas pour autant ERDF, qui a pour le moins très mal communiqué et géré ce dossier.

ATOMIC RAFALE

Mérignac est une ville qui symbolise localement l’emploi industriel et la filière militaro industrielle notamment autour de l’aéronautique (DASSAULT, SOGERMA, THALES et de nombreux sous-traitants). Cet environnement pleinement intégré au biotope local bénéficie d’un soutien politique et intellectuel sans faille. Par exemple, si la construction du grand stade fait hérisser (à juste titre) le poil de certains élus de gauche en vue de l’agglomération, la vente de RAFALE à l’INDE,  à l’EGYPTE ou au QATAR, par ailleurs financeurs décriés du foot business ne provoque aucune interrogation publique. L’emploi est devenu un tel tabou que même la vente d’armes à des pays en guerre comme l’Inde et le Pakistan ne provoque aucune réaction ! La vente du RAFALE qui permet à l’Inde d’asseoir sa prolifération  nucléaire  que j’ai appelé « Atomic RAFALE » dans une tribune de Sud-Ouest m’interroge, le débat doit avoir lieu.

  Bonjour à tous  

 

 

 

Je vous souhaite tous mes vœux pour l’année 2017 ainsi qu’à vos proches.

 

 

Je profite de cette fin d’année pour vous donner des nouvelles tant politiques que personnelles à travers un compte rendu d’activité.

 

Ce courrier a pour objectif de faire un état des lieux de l’action mais aussi de « l’humeur» politique du moment. Depuis plusieurs années nous travaillons ou militons ensemble de façon permanente ou épisodique. Pour d’autres, je vous ai sollicités à plusieurs reprises pour participer à des campagnes électorales, qu’elles soient locales ou nationales, à des réunions publiques ou à des manifestations. Enfin pour certains, selon l’actualité au gré des évènements, nous nous croisons ou rencontrons pour aborderr tel ou tel sujet. Il me semble par conséquent naturel d’échanger avec vous et de faire un bilan avant 2017, année électorale mais aussi à mi-mandat  municipal.

 

Je m’adresse personnellement à vous en employant le « je », mais le plus souvent l’engagement et les faits que je mets en avant sont aussi issus d’un travail collectif.

 

2017 : année des présidentielles

J’ai soutenu la candidature de Yannick JADOT pendant la primaire des écologistes et tout naturellement je poursuis la démarche en coordonnant sur la Gironde avec Anne Laure FABRE NADLER la recherche des parrainages nécessaires à la validation de sa candidature. Ce travail est fastidieux, car il nécessite le soutien de 500 élus, maires, parlementaires, élus régionaux ou départementaux en France.

Un certain nombre de membres du groupe de Mérignac participent d’ailleurs à cette quête.

 

Cette élection s’annonce imprévisible, car elle risque d’être la transcription d’un malaise généralisé vis-à-vis de la politique en France mais aussi dans le monde. Le climat général n’est pas bon, est-il utile de le rappeler ? Il n’y a pas que la « droite qui est décomplexée ».  Toute une partie de la population qui se sent exclue ou laissée pour compte se sent aussi libérée dans son vote. Le BREXIT, TRUMP, le FN au zénith,  le programme de François FILLON, les menaces terroristes et diverses, la montée des extrémismes avec l’intolérance qui l’accompagne  forment un cocktail  inquiétant.

 

L’écologie qui n’a jamais été autant nécessaire, risque d’être la grande perdante du prochain cycle qui est devant nous. Et si le contexte a un peu évolué depuis 2007, j’ai relu une tribune que j’avais rédigée à l’époque sur le silence des intellectuels face au changement climatique, on ne peut pas dire que nous ayons beaucoup avancé.

 

Pour autant il est nécessaire de ne pas baisser les bras, car le monde à besoin de positif et partout dans la société des initiatives voient le jour, des citoyens se mobilisent  dans leur environnement local. Cela compte aussi ! Pour preuve, si l’arrivée des migrants provoque des crispations et des refus, leur présence génère aussi beaucoup d’élans de solidarité.

Alors si certains s’interrogent sur l’utilité d’une candidature écologiste en 2017, il suffit d’écouter Yannick JADOT pour comprendre qu’il est nécessaire qu’une voix différente et responsable propose une réelle alternative.

 

Et des législatives

Cette élection sera suivie des législatives le 4 et 11 Juin. Après avoir été candidat à plusieurs reprises, j’ai décidé de passer mon tour. En effet, une telle candidature demande beaucoup d’énergie et risque de pénaliser notre action municipale, notamment autour de la promotion du vélo et les manifestions qui sont envisagées sur Mérignac. Pour autant, je souhaite que cette circonscription reste à gauche et je me battrai pour cela.

 

Il est clair aussi que le mouvement écologiste traverse une crise et cette situation compte également dans ma décision. Cette mandature aura  été celle de la désillusion et je me suis déjà exprimé à plusieurs reprises sur ce sujet. En 2012, EELV avait pour la première fois deux ministres, deux groupes parlementaires et nous nous retrouvons moins de 5 ans après, à terre, après avoir perdu le groupe au Parlement, de nombreux militants, des élus et des figures du mouvement…Et gagné une image brouillée et brouillonne.

Nous avions un espace politique important, un boulevard, dirons certains, une attente extraordinaire. Et au lieu de transformer l’essai après la création d’EELV, nous sommes devenus illisibles politiquement, comme l’ensemble de la gauche d’ailleurs. Quand on voit avec quelle rapidité, un Emmanuel MACRON a conquis l’opinion et s’est placé au centre du débat, (l’essai reste à confirmer), on ne peut que s’interroger sur notre incapacité à tenir un espace politique ouvert de BAYROU à MELENCHON. Notre mouvement politique ne pourra rester en l’état. Sous peine de disparaître, il sera nécessaire après ces élections qui s’annoncent improbables, d’engager une recomposition politique à défaut de disparaître.

 

Une écologie positive sur le terrain

Si la remise en cause du système « capitalo – consumériste» n’est pas nouvelle, son principe est aujourd’hui poussé à l’extrême.  Il s’auto alimente en accumulant des richesses et produisant de plus en plus d’exclus, mais aussi ce qui est plus récent détruit la planète de façon irréversible. Et on a pu le constater à Marrakech (COP 22), l’accord imparfait de la COP 21 de Paris sur le climat est fragile, mais sa déconstruction serait une catastrophe de plus ajoutée à la catastrophe en cours.

 

Ainsi dans un contexte politique national et international plus qu’incertain où le terrorisme alimente un climat de plus en plus xénophobe il est utile et nécessaire de s’accrocher aux actions de terrain, à la défense et à la promotion de nos idées au niveau local.

 

C’est de là que l’écologie puise sa légitimé, même si l’action globale et institutionnelle est assurément nécessaire. La citoyenneté, la prise en main par la société civile transformera notre monde, c’est le meilleur messager.

 

Aussi, le développement des AMAP (il y a maintenant 5 AMAP à Mérignac) est constant, la progression du BIO est elle aussi importante, aidée il est vrai par les différents scandales qui alimentent l’actualité régulièrement ici même dans notre agglomération.

 

Pollution agricole

Ainsi, suite à l’information donnée par des « amapiens », j’ai pris la responsabilité de mettre sur la place publique la pollution à la DIELDRINE molécule organochlorée hautement toxique, à des taux supérieurs aux limites maximales de résidus (LMR), sur des légumes (cucurbitacées notamment) issus de la production agricole du territoire métropolitain ; cette détection faisant suite à des contrôles effectués par des services de l’Etat en 2015. Cette révélation a fait du « bruit » dans le landerneau des maraîchers.

 

En effet cette pollution historique met à jour les pratiques agricoles de ces 50 dernières années, puisque ce produit est interdit depuis 1972 et ces effets sont toujours présents, 50 ans plus tard.

En plein débat sur l’épandage des pesticides en viticulture en Gironde suite à l’émission de France 2 CASH investigation, mettre en avant les dangers d’un insecticide de « 50 ans d’âge », est du plus mauvais effet quand notre plus beau vignoble mondial en regorge…

 

Alimentation en danger

L’agriculture et la problématique alimentaire sont un enjeu, pas seulement pour les campagnes mais bien pour toute la société. Si « nous sommes ce que nous mangeons » en référence au livre de Jane GOODALL, il est clair que nous avons du souci à nous faire. Nous ne devons pas nous « laisser manger ». C’est pourquoi nous nous battons à Mérignac pour que les 80 hectares du lieu-dit SABATEY aient une vocation agricole, même si elles ne présentent pas forcément les meilleures indications pour le maraîchage par exemple, nous souhaitons que le projet d’un gigantesque centre hippique soit au moins revu à la baisse.

Nourrir mais aussi, bien nous nourrir est devenu une priorité des français face à la multiplication des scandales alimentaires induits le plus souvent par l’incessante industrialisation de l’alimentation. Cette industrialisation n’est pas que le fait des grands groupes et de la malbouffe qui va avec, mais elle s’est insinuée partout, dans la fabrique du pain par exemple et aussi dans le service public à travers la cuisine de collectivité, les cuisines centrales, qui sont de plus en plus « centrales et de moins en moins cuisines ». Ainsi depuis les années 2000 nous nous sommes toujours opposés au principe de la cuisine centrale Bordeaux Mérignac qui à travers son outil le SIVU a mis en place une cuisine industrielle par liaison froide avec une capacité de 18 mille repas et dont l’objectif est d’atteindre 23 puis 35 mille repas jour pour répondre aux besoins de la ville de Bordeaux. J’ai réitéré cette opposition lors du Conseil Municipal de Décembre en demandant une étude de sortie du SIVU. Ce qui est en jeu est le contrôle de l’alimentation des enfants scolarisés mais également des repas servis à domicile ou dans les restaurants pour le 3ème âge. La ville de Mérignac dont les besoins sont de 5 mille repas par jour n’a pas besoin d’être incluse dans un service qui en proposera à terme 7 fois plus !

 

Biodiversité

C’est la grande difficulté de l’action municipale, il y a des sujets complexes qui font du surplace et d’autres qui avancent. Ainsi, la loi de transition énergétique oblige les collectivités à ne plus utiliser de pesticides dans l’espace public à partir du 1er Janvier 2017. Sur ce point la ville de Mérignac, ou tout du moins les services, ne seront pas stressés par ce sujet, car la municipalité a mis en place depuis 10 ans maintenant une politique qui aboutit au zéro pesticide, hormis les terrains de sport et le cimetière (malgré un recul net des adjuvants). Les 8 parcs sont éco certifiés et l’usage sur l’espace public est banni depuis plusieurs années. Cette politique est accompagnée par la promotion de jardins partagés sur plusieurs sites de la ville. Cette éco certification ne nous empêche pas d’être vigilants notamment sur les atteintes à l’environnement que l’on peut constater comme par exemple sur les terrains CIPOLI dans le quartier de PICHEY.

 

Transition énergétique

La transition énergétique est aussi une priorité de ce mandat. Dans les faits, c’est un sujet de longue haleine. La priorité municipale est d’inscrire des crédits de rénovation des bâtiments avec une cible « économie d’énergie » mais également d’inscrire dans chaque nouvelle édification le critère de la transition aussi bien sur le mode chauffage que sur le choix des matériaux. Le centre social de BEAUDESERT est un exemple mais également de façon plus modeste la maison en bois construite pour l’association le CRAB dans le quartier du BURCK. L’éclairage public est aussi une cible de ce mandat, d’importantes sources d’économies sont en cours mais nécessitent des investissements lourds, le réseau n’ayant pas été à la base conçu pour être économe. D’autre part, je ne désespère pas de convaincre la majorité municipale d’engager une démarche d’extinction de l’éclairage public entre 1 heure et  5 heures du matin, avec selon les choix un potentiel de 200 mille euros d’économies à la clé.

 

Des actions moins visibles continuent leur chemin, comme les économies d’eau, ou, en plus du principe généralisé de maîtrise de la consommation d’eau à tous les niveaux, depuis 3 ans la ville participe au projet MAC EAU avec le conseil Départemental. La ville a distribué près de 10 mille kits aux mérignacais avec un potentiel de10 à 15 % d’économie sur la consommation d’eau. Une évaluation du dispositif sera faite cette année.

 

A pied, à vélo, en tram, en bus

 

Vous trouverez en suivant ce lien diverses interventions sur les déplacements et notamment la rocade bordelaise.

 

Bouchons

Face à la congestion de l’agglomération avec en point de mire la rocade le journal Sud-Ouest a organisé un débat sur le sujet fin 2015 et RUE 89 Bordeaux a aussi consacré un dossier. Cette rocade est l’objet de beaucoup d’attentions (300 millions d’€ d’investissements pour la 3ème voie) mais aussi source de beaucoup de problèmes. Bouchons, pollutions, accidents elle alimente de façon récurrente l’actualité car elle est aussi au cœur de la vie des Girondins. C’est pourquoi quand le nouveau Président du Conseil Départemental s’est aventuré à proposer une mise en sens unique de la rocade, je me suis permis de l’interpeller en qualifiant sa proposition de concours Lépine de la mauvaise idée.

 

Pollution de l’air

Pour autant le sujet de la mobilité est loin d’être clos et l’épisode de pollution de l’air que nous avons vécu un peu avant Noël, illustre le chemin qui nous reste à parcourir pour prendre au sérieux ce sujet. Car si notre agglomération n’a pas atteint le niveau critique de Paris ou de Grenoble, pendant près de deux semaines, le taux de microparticules dans l’air autorisait le Préfet à prendre des mesures de prévention plus importantes. Car en matière de pollution, ce n’est pas la dose qui fait le poison mais la répétition de l’exposition à faible dose qui devient cause de surmortalité.

 

C’est pourquoi je suis intervenu à diverses reprises notamment ( lors du débat en conseil de métropole pour la définition de la stratégie métropolitaine) pour rappeler notre scepticisme sur la mise à 3 voies de la rocade si une des 3 voies n’était pas dédiée aux circulations alternatives, co-voiturage et transport collectif. La solution choisie, de consacrer la bande d’arrêt d’urgence est un pis-aller car elle n’engendrera pas de contrainte sur le choix de l’automobile et par conséquent ne diminuera pas les effets négatifs comme la pollution de l’air.

 

Tramway

Sur ces sujets, heureusement, l’actualité a été aussi très riche en 2016. La concertation sur la desserte de l’aéroport a débouché sur le choix du tramway et le choix du maître d’œuvre est en cours. Vous trouverez la première et la seconde contribution que j’ai apportées sur ce dossier où au final, mon choix s’est porté sur l’extension par le tramway, même si un BHNS n’était pas « insensé » ; mais l’idée de prolonger au niveau des 4 Chemins parait évidente et simple surtout si on profite de l’espace urbain pour densifier et apporter de la mixité à cette zone qui comprend outre l’aéroport la plus grande concentration commerciale de la Nouvelle Aquitaine.

Le 17 Décembre j’ai participé à l’inauguration du Tram Train du Médoc baptisé depuis extension de la Ligne C. En cliquant vous trouverez tout sur ce projet que j’ai soutenu depuis sa genèse.

 

Vélo

Cette année fut aussi celle de la promotion du vélo. La ville de Mérignac a organisé un forum sur la filière vélo réunissant tous les acteurs du vélo. Cette première fut un succès et nous a mis l’eau à la bouche pour poursuivre en 2017 sous une forme différente lors de la semaine de la mobilité en Septembre 2017 avec l’appui de Bordeaux-Métropole. La ville a souhaité également s’inscrire pleinement dans le cadre du nouveau Plan Vélo qui a été voté au conseil de novembre et qui consacre le vélo comme un outil digne de crédits, même si tout  n’est pas parfait

La visite de Copenhague, si elle fait un peu rêver, a aussi surtout mis l’accent sur une réalité différente et une approche de la mobilité orientée vraiment vers la pratique du vélo. Je souhaite que Mérignac prenne le dossier à bras le corps afin de développer une politique cyclable à la hauteur des besoins. Un groupe citoyen autour du vélo a été initié et travaillera dans le cadre associatif de l’association Vélocité afin d’apporter son éclairage et son soutien critique nécessaire.

 

LINKY aussi

Le groupe EELV de Mérignac a organisé le 30 mai un débat sur le fameux compteur LINKY. Le groupe, grâce à notre collègue Jean-Louis COURONNEAU, a mené un travail de recherches sur le fond en essayant de nous extraire des positions incantatoires d’associations pourtant parfois proches de nous. Nous ne devons pas regretter ce positionnement qui a pu paraître à certains à contre-courant de la « vox populi », car les dernières études de l’ANSES  montrent que notre approche basée sur les faits nous donne raison. Si LINKY, n’est pas le monstre qu’on a voulu nous faire croire, cela n’exonère pas pour autant ERDF, qui a pour le moins très mal communiqué et géré ce dossier.

 

ATOMIC RAFALE

Mérignac est une ville qui symbolise localement l’emploi industriel et la filière militaro industrielle notamment autour de l’aéronautique (DASSAULT, SOGERMA, THALES et de nombreux sous-traitants). Cet environnement pleinement intégré au biotope local bénéficie d’un soutien politique et intellectuel sans faille. Par exemple, si la construction du grand stade fait hérisser (à juste titre) le poil de certains élus de gauche en vue de l’agglomération, la vente de RAFALE à l’INDE,  à l’EGYPTE ou au QATAR, par ailleurs financeurs décriés du foot business ne provoque aucune interrogation publique. L’emploi est devenu un tel tabou que même la vente d’armes à des pays en guerre comme l’Inde et le Pakistan ne provoque aucune réaction ! La vente du RAFALE qui permet à l’Inde d’asseoir sa prolifération  nucléaire  que j’ai appelé « Atomic RAFALE » dans une tribune de Sud-Ouest m’interroge, le débat doit avoir lieu.

Culture

Je suis intervenu également à plusieurs reprises sur deux sujets culturels qui me tiennent à cœur, le cinéma et le Pin Galant. Concernant le cinéma de Mérignac, qui appartient à la ville, il obtient par je ne sais quel tour de passe-passe, le label salle « art et essai » ! Si je n’ai rien contre cette salle, qui pratique aussi des prix attractifs à 19 heures, sa programmation est principalement faite de film à succès et de grosses affiches. Rares sont les films plus difficiles et exigeants et souvent ils ne disposent que d’une séance par jour et n’ont pas  le bénéfice des horaires du soir.

Mais le plus critique pour moi est le Pin Galant, qui bénéficie de la plus importante subvention de la ville avec 2.1 millions €.  Alors que les difficultés budgétaires obligent la ville à faire des économies sur les services rendus à la population, il m’aurait paru logique que le Pin Galant permette de diminuer la subvention de 100 mille € notamment en augmentant d’1 € le prix des places puisqu’il y a 100 mille spectateurs par an. Si le Pin Galant est bien géré avec une politique chatoyante et éclectique, qui achète et vend des spectacles qui sont déjà amortis à Paris, c’est aussi une entreprise commerciale qui ne prend quasiment  pas de risque culturel, qui ne propose pas de création ni de résidence d’artiste. Vous pouvez lire mon intervention sur ce sujet.

Pour conclure cette revue d’activité, sachez que les élus EELV de Mérignac sont aussi investis sur des sujets brûlants, comme celui des migrants, des ROMS ou des questions sociales, avec Sylvie CASSOU-SCHOTTE qui déploie beaucoup d’énergies, l’habitat participatif et le logement avec Gwenaëlle GIRARD et Stéphane GASO, l’économie solidaire avec Jean-Claude PRADELS ou l’urbanisme avec Anne COUPLAN.

Vraiment une bonne année

Gérard CHAUSSET