Grand Stade : une trappe à supporters. Au bout de deux matchs la polémique sur la desserte du Grand Stade prend déjà de l’ampleur. Son positionnement au Lac prouve à ceux qui ne voulaient rien voir les limites de l'aménagement. Revue de Presse

Reportage France Bleue

 

Au bout de deux matchs la polémique sur la desserte du Grand Stade prend déjà de l’ampleur.Outre les aspects financiers, le positionnement du Grand Stade à Bordeaux Lac prouve à ceux qui ne voulaient rien voir les limites physiques de l’aménagement.
En effet, dès les premiers débats, voir ci-dessous un article de Sud-Ouest du 30 Mai 2009 j’avais mis en garde Alain Juppé et Vincent Feltesse sur les difficultés d’évacuation des spectateurs. La preuve est faite : Bordeaux Lac en plus d’être un aspirateur à voiture est une trappe à supporters…
Au mieux, le tramway peut prendre en charge 10 mille spectateurs en 1 heure (30 rames à 300 passagers) soit 2 heures pour évacuer la moitié des spectateurs..
La cadence ne peut de toute façon descendre au-dessous de 2 minutes sauf à vouloir bloquer complétement les carrefours.
Ceci ne peut être une découverte, dès 2009 on connaissait les données. D’ailleurs le renforcement de la desserte de la ligne  a coûté 10 millions d’€ à la CUB en plus des 15 millions de subvention…
Nous avons quitté la barrière d’Ornano pour aller dans un cul-de sac, il ne faut pas s’étonner…
En 2009 j’avais mis en avant les avantages de rénover Lescure en raison de son positionnement
Extrait :
LA BARRIERE D’ORNANO IDEALEMENT PLACEE
 
Lorsqu’on compare les deux sites, celui actuel et le projet du Lac on peut mettre en avant un certain nombre d’arguments pour le maintien sur le lieu actuel :

  • le Lac sera un cul de sac aspirateur à voiture où quarante mille personnes auront comme principal moyen de locomotion la voiture.
  • Il sera difficile d’y aller à pied ou à vélo contrairement au Parc Lescure.
  • le tramway sera un bout de ligne qui évacuera deux fois moins de voyageurs que le positionnement central actuel du stade sur la ligne A qui permet d’accéder au stade depuis la rive gauche ou la rive droite
  • En septembre 2010 la gare d’Arlac sur la ligne de chemin de fer de ceinture permettra des connexions TER a 4 stations du stade.
  • En 2014 le prolongement de la ligne A jusqu’ à la sortie  9 de la rocade à Mérignac, permettra un accès direct et plus aisé depuis la rocade jusqu’ au stade,
  • les boulevards offrent une capacité d’évacuation du stade supplémentaire aussi bien en voiture qu’en BUS.

 
 

En conclusion, il y a peu de pistes d’amélioration sauf à jouer les grands matchs à Chaban-Delmas…
 
Gérard CHAUSSET
Déjà en 2009
 

Premiers échauffements à la CUB
Max Guichard, (PC, Cenon) et Pierre Hurmic (Verts, Bordeaux) se sont retrouvés hier sur la même ligne politique en demandant à Vincent Feltesse, le président de la CUB (PS, Blanquefort) qu'un débat ait lieu avant toute prise de décision. Le coût de la construction d'un Grand Stade est estimé entre « 200 et 230 millions d'euros, selon qu'il soit couvert ou non », a indiqué Alain Juppé.
L'Agence d'urbanisme a été saisie pour produire une étude comparative sur les localisations possibles de ce nouvel équipement, mais le maire de Bordeaux et Vincent Feltesse semblent en phase sur la localisation « naturelle » du Grand Stade sur Bordeaux-Lac. « Vous allez faire de cette zone un aspirateur à voitures, alors qu'aujourd'hui nous pouvons aussi aller au stade Lescure à pied, en vélo, en tram », a plaidé Gérard Chausset (Verts, Mérignac). Alain Juppé a renvoyé l'élu dans son camp en rappelant la future desserte tramway du Lac, à l'horizon 2013.
La participation du Conseil régional, du Conseil général, de la CUB et de la Ville de Bordeaux, ne devrait pas dépasser les 50 millions d'euros. Et il faudra trouver les moyens juridiques (cela ne semble pas simple) d'inscrire cette participation publique dans un projet qui devrait être porté par le privé.
Jean-Bernard Gilles 30 mai 2009
 
 
Intervention de 2009
 
UN NOUVEAU STADE EST – IL INELUCTABLE ?
 
Le sujet était dans l’air depuis quelques temps, avec la bonne saison des Girondins, le sujet est devenu un projet : construire un grand stade à Bordeaux de 40 à 50 mille places, au quartier du Lac de préférence.
 
Cette idée pose un certain nombre de questions.
 
200 MILLIONS D’EUROS POUR FAIRE QUOI ?
 
Est il raisonnable de dépenser aujourd’hui 200 millions d’euros pour construire un stade afin de gagner dix mille places ? Jean Louis Triaud dit « il nous faut quarante mille places » mais les exigences européennes  sont de 50 mille places pour les grandes compétitions.
Ainsi un certain nombre d’interrogations se posent sur le site actuel du Stade Jacques Chaban Delmas.
Un argument avancé est « pour avoir une grande équipe il faut un grand stade » mais je rappelle que le flacon ne fait pas l’ivresse, et Lyon a d’abord eu une grande équipe avant d’avoir un grand stade. Autre argument, nos stades ne sont pas confortables, en Angleterre les stades sont de vrais centres de vie et de loisirs. Pourquoi ne pas faire évoluer les choses à la Barrière d’Ornano ?
 
LESCURE EST –IL CONDAMNE ?
 
Ce stade de 1938 pose t il des problèmes de sécurité lié à la structure en béton ? Peut il être agrandit et a quel coût. Le caractère de monument classé n’empêche pas à mon sens d’y faire des choses, le vélodrome a bien été enlevé il y a 20 ans ? Une expertise a-t-elle été engagée ?
 
LA BARRIERE D’ORNANO IDEALEMENT PLACEE
 
Lorsqu’on compare les deux sites, celui actuel et le projet du Lac on peut mettre en avant un certain nombre d’arguments pour le maintien sur le lieu actuel :

  • le Lac sera un cul de sac aspirateur à voiture où quarante mille personnes auront comme principal moyen de locomotion la voiture.
  • Il sera difficile d’y aller à pied ou a vélo contrairement au Parc Lescure.
  • le tramway sera un bout de ligne qui évacuera deux fois moins de voyageurs que le positionnement central actuel du stade sur la ligne A qui permet d’accéder au stade depuis la rive gauche ou la rive droite
  • En septembre 2010 la gare d’Arlac sur la ligne de chemin de fer de ceinture permettra des connexions TER a 4 stations du stade.
  • En 2014 le prolongement de la ligne A jusqu’ a la sortie  9 de la rocade à Mérignac, permettra un accès direct et plus aisé depuis la rocade jusqu’ au stade,
  • les boulevards offrent une capacité d’évacuation du stade supplémentaire aussi bien en voiture qu’en BUS.

 
UN LIEU D’ATTRACTIVITE ET D’ANIMATIONPOUR LE CENTRE VILLE
 
Une trentaine de matchs par an permettent un surcroît d’activité pour l’ensemble des petits commerces, restaurants de l’agglomération. Qu’en sera t – il après avoir marché 10 minutes pour trouver sa voiture sur la parking immense du Lac et patienter 30 minutes dans le bouchon de sortie de match ? Le supporter aura t il le courage de venir se restaurer ou prendre un verre sur les quais ou à la Victoire ou ira-t-il directement chez lui ?
 
La construction d’un grand stade au Lac c’est une perte d’animation et d’attractivité pour la ville centre.
PROPOSITION
Je préconise l’étude d’un projet alternatif sur la base de l’analyse de la valeur et une expertise indépendante sur la structure de l’ouvrage du stade et du site. Quel serait le coup financier pour y faire 10 a 15 mille places supplémentaires ? Quel coût financier pour rénover la barrière et la rendre plus attractive, quel foncier est-il disponible à proximité ?
Gérard CHAUSSET
Revue de Presse 20 minutes et Sud ouest
Bordeaux
DEPLACEMENTS Certains ont dû repartir à pied vers le centre-ville, à 1h du matin, après la première demi-finale du Top 14 de rugby...
Nouveau stade de Bordeaux: Encore la pagaille dans les transports
A Bordeaux, le 25 janvier 2015, le tramway de la ligne C dessert le Nouveau Stade. - E.Provenzano / 20 Minutes
Mickaël Bosredon
Cela commence à devenir inquiétant. Après l'épisode du match inaugural, le 23 mai dernier, les transports en commun pour se rendre et repartir du Nouveau stade ont de nouveau été saturés, vendredi et samedi, à l’occasion des demi-finales du Top 14 de rugby. Résultat: les coups d’envoi des deux matchs ont été donné avec quelques minutes de retard, histoire de laisser à tous ceux venus en tram le temps de s’installer.
A la fin des matchs, ce fut une pagaille monstre pour les 40.000 spectateurs, dont certains sont repartis furieux.
«Tout le monde a poussé d'un coup pour monter, en mode mêlée de rugby»
Frédéric raconte de son côté avoir mis une heure pour rejoindre la place des Quinconces vendredi soir après la rencontre Toulon-Stade Français. « Tout le monde a poussé d’un coup pour rentrer dans la rame, en mode mêlée de rugby, ce qui était limite dangereux, raconte ce fan. Après on était tassé à l’intérieur, et le tramway s’arrêtait tout le temps. »
Et encore, il ne s’en est pas trop mal sorti. Certains ont dû laisser passer plusieurs rames avant de pouvoir enfin monter dans l’une d’elles. D’autres ont finalement abandonné et sont rentrés... à pied vers le centre-ville à 1h du matin.
« Cette situation se prête aux dérapages »
Venu de Paris pour assister aux deux rencontres, Stéphane témoigne: « Vendredi soir après le match, il y avait tellement de rangées de voyageurs que l'on ne pouvait entrer qu'au bout de 3 ou 4 trams, au forceps. Du coup pas mal sont partis à pied. Même topo pour aller au stade le lendemain, je suis pourtant parti 2h avant le match. Place de la Bourse, des gens prenaient le tram dans la direction opposée pour remonter vers les stations moins engorgées. Quelle galère! Il va vraiment falloir qu'ils fassent quelquechose car cette situation se prête aux dérapages. »
La TBC (Tram et Bus de la Cub) avait pourtant mis en place un dispositif spécial, avec une rame toutes les trois minutes. Insuffisant. Surtout que les fans des quatre équipes, notamment les Toulousains et les Clermontois, s’étaient déplacés en nombre à Bordeaux, et qu’ils n’avaient pas d’autres moyens de se rendre au stade que les transports. Heureusement, finalement, qu’il n’y aura pas 40 000 fans à chaque match...

Bordeaux : la desserte du nouveau stade est catastrophique

90 commentaires
Publié

le 08/06/2015 à 03h46
, modifié

le 08/06/2015 à 10h03
par
Denis Lherm

 

Tramways bondés, bouchons monstres, spectateurs arrivant après le coup d’envoi, match retardé… Les accès au nouveau stade ne sont pas à la hauteur.
 

Samedi, peu avant Toulouse-Clermont, le parvis du nouveau stade et, au fond, le parking du Parc des expositions, dont le fonctionnement est l’objet de nombreuses critiques. ©
laurent theillet
 

A
h ça !, il est beau, tout le monde le dit. Mais pour s'y rendre et en repartir, quelle galère ! En deux matchs de rugby, vendredi 5 et samedi 6, le nouveau stade de Bordeaux a montré à la France entière toute l'étendue de sa séduction, mais aussi de l'indigence de ses modes d'accès. Il faudra peut-être revoir certaines choses.
Avec 3 000 autres personnes, j'ai fini par rentrer à pied, vers 1 h 30 du matin
Vendredi, soirée noire. La première demi-finale du Top14 de rugby, Toulon-Stade Français, est programmée à 21 heures. Dès la fin de l'après-midi, les tramways de la ligne C, qui dessert le nouveau stade, sont bondés. Benjamin se présente à la station Bourgogne à 19 h 30. « Avec une heure et demie d'avance, je suis tranquille », pense-t-il. Il ne le sait pas encore, mais comme des centaines d'autres, il loupera le début du match. À Bourgogne, les rames sont tellement pleines qu'il ne peut pas monter. Il recule de station en station en espérant trouver des trams moins pleins. À pied, il remonte ainsi jusqu'à la gare Saint-Jean, où il arrive enfin à monter dans une rame. Il lui faudra une heure et demie de trajet pour arriver au stade. « J'étais dégoûté ! »
À l'heure du coup d'envoi, tous les spectateurs n'avaient pas pu rejoindre le stade. Le match a d'ailleurs été décalé de cinq minutes. Après le match, ce fut pire. Deux heures après la fin de la partie, en pleine nuit, il y avait encore une heure d'attente pour avoir un tramway de retour vers le centre de Bordeaux. « Avec 3 000 autres personnes, j'ai fini par rentrer à pied, vers 1 h 30 du matin », explique un supporteur.

"1h10 pour aller du pont d'Aquitaine au stade"
« Franchement, l'acheminement, c'était scandaleux ! », dit un autre. Samedi, pour la deuxième demi-finale, les choses se sont mieux passées. Trams mieux cadencés et semble-t-il en plus grand nombre, avec les rames à la queue leu-leu. Ceux qui sont venus en voiture ont vécu la galère eux aussi, entre bouchons dans le quartier du Lac et plan de circulation inefficace. « J'ai mis 20 minutes pour aller de chez moi au pont d'Aquitaine, et 1 h 10 du pont jusqu'au stade », raconte l'un.
Le stade est mal indiqué : un seul panneau sur la rocade extérieure, aucun sur la rocade intérieure. L'approche des parkings et le départ posent aussi problème. Une seule entrée est ouverte, au bout d'un cul-de-sac. Entrées et sorties au compte-gouttes. Un usager dit avoir attendu une heure avant de pouvoir sortir après le match. « Pourquoi n'ouvrent-ils pas les autres entrées des parkings ? », demande-t-il.

"Le tram, plus jamais"
Sur les réseaux sociaux, un autre raconte que les voitures étaient bloquées à des feux qu'il aurait été possible de franchir, sous les yeux de policiers « pas concernés », dans la pagaille générale.
Le stade a été comme posé dans un quartier dont le réseau de voirie n'a pas été revu en conséquence. Il n'est visiblement pas au niveau. Samedi, un spectateur de Talence a trouvé la solution. Il s'est dit : « Le tram plus jamais, je prends la voiture ». Il s'est garé à Ikea et a regagné le stade à pied. Contactée hier, Bordeaux Métropole n'était en mesure de livrer son analyse de ce week-end vraiment galère pour des milliers de gens. Keolis (réseau TBC), de son côté, fera un point ce lundi.
France Info : Euro 2016 : des stades qui font polémique
Footballpar Sandrine Etoa-Andegue lundi 8 juin 2015 23:00, mis à jour le mardi 9 juin 2015 à 07h00
 
Le Stade Bordeaux Atlantique, lors de son inauguration le 18 mai 2015 © MAXPPP
Mercredi, nous serons à un an de l'ouverture de l'Euro 2016 de football, au Stade de France, événement pour lequel France Info sera radio officielle du 10 juin au 10 juillet. Dix villes françaises et autant de stades accueilleront les rencontres de la compétition. Quatre ont été construits dans la perspective de cet Euro, avec les petites polémiques d'usage, comme à Bordeaux.
Les billets pour l'Euro 2016 en France seront mis en vente dès demain mercredi, à tout juste un an du début de la compétition, pour laquelle une dizaine de villes vont mettre les petits plats dans les grands, à commencer par leur enceinte sportive. Dix stades ont été sélectionnés pour accueillir les rencontres de la compétition, dont quatre flambant neufs
Le stade Pierre Mauroy de Lille, l'Allianz Riviera de Nice, et le tout nouveau stade Bordeaux Atlantique sont d'ores et déjà opérationnels. Le dernier cité vient d'ailleurs d'accueillir les demi-finales du Top 14 de rugby. Bordeaux où un début de polémique est apparu, car si l'enceinte est très belle, elle est quelque peu inaccessible. C'est même une vraie galère pour s'y rendre à en croire les fans de sport.
Plan de circulation inadapté
Pour Gérard Chausset, élu Ecologiste et président de la commission Transports à Bordeaux Métropole, "c'est une trappe (...) On a construit un grand équipement dans un cul-de-sac, il ne faut pas s'étonner qu'il y ait des difficultés. Je suis curieux de savoir quels solutions vont être trouvées".
Ces solutions, elles seront trouvées d'ici là, explique en substance le président de la société Stade Bordeaux Atlantique Dominique Fondacci, chargé de l'exploitation du stade. Il se veut rassurant, tout sera rentré dans l'ordre dans un an : "on est serains dans la mesure où le public viendra essentiellement de l'extérieur, qui viendra en bus, et on aura un an d'exploitation derrière nous. Peut-être que les Bordelais eux prendront des moyens comme les deux-roues, les vélos, donc on aura le temps d'optimiser l'ensemble des plans de circulation (...) on va nettement améliorer le système".
Quelques supporters des Girondins de Bordeaux se sont également émus de certaines failles de sécurité dans le stade. Une barrière de sécurité qui a cédé dès le premier match, ou encore cette fissure, détectée sur les escaliers de l'enceinte.
 

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