Un concours qui se fane L’élu écologiste Gérard Chausset se positionne pour une refonte du concours des maisons et balcons fleuris

Exemple de fleurissement à la résidence les Pins. ©

Photo O. D.

Olivier delhoumeau

En place depuis des décennies, le concours des maisons et balcons fleuris est en perte de vitesse. En présentant la prochaine édition au Conseil municipal, Gérard Chausset, adjoint délégué à la transition énergétique, n'a pas fait mystère de cette réalité. Aujourd'hui encore, il pense qu'une régénération du concept s'impose. « Un peu moins de 50 candidats sur une population de 67 000 habitants, c'est trop peu, lâche-t-il. D'autant que la participation ne cesse de s'éroder. »

Les récompenses attribuées par un jury composé de professionnels n'y changent rien. « Même si les gens ne font pas ça pour l'argent », précise-t-il. À titre d'information, la dotation globale de la prochaine édition est fixée à 1 020 euros. Le cumul des 1er prix dans les différentes catégories (jardins, jardins de moins de 200 mètres carrés et le trio terrasses, balcons et fenêtres) atteint péniblement 300 euros. Le prix du développement durable, créé en 2006 et saluant une pratique de jardinage écocitoyenne, n'a pas réussi à inverser la tendance.

Lancement en 2017

Gérard Chausset souhaite impulser une réflexion, en invitant les bureaux des conseils de quartier et les fidèles de l'épreuve autour de la table pour faire jaillir de nouvelles idées. Sans vouloir jeter les fleurs avec l'eau du vase, « on peut très bien conserver le concours classique et organiser, à côté, une action complémentaire », estime-t-il.

Parmi les pistes possibles, il cite la promotion des jardins potagers, l'organisation d'une fête adossée chaque année à un thème précis (une couleur de plante, une famille végétale, etc.).

L'élu écologiste se dit ouvert à toutes les suggestions, particulièrement celles qui porteraient sur la valorisation de la biodiversité, des trottoirs fleuris ou une pratique vertueuse du jardinage sans utilisation de produits phytosanitaires. « La Ville s'inscrit largement dans cette démarche. Même si des progrès s'imposent encore au niveau du cimetière et des terrains de sport. »

Dans son esprit, la nouvelle formule pourrait voir le jour dès 2017. Une considération marginale ? Pas vraiment si on considère que le fleurissement volontaire, non content de flatter l'œil, relève de la qualité de vie d'une commune.

 

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