Une croissance à dompter : après le dernier des dix conseils de quartier au Centre Ville

L’équipe d’Alain Anziani a achevé sa tournée lundi soir par le centre-ville. Au menu : des doléances sur la circulation, le stationnement et la délinquance.

  • La construction de l’îlot 2 de la ZAC, face à la place Charles-de-Gaulle, doit consolider l’attractivité du centre… en attendant de nouvelles réponses sur le stationnement.

Le maire a conclu sa tournée inaugurale des conseils de quartier par le centre-ville en faisant salle comble, comme la semaine dernière à Capeyron. Sans surprise, Alain Anziani et ses collègues de la majorité ont dû répondre à des interrogations, voire des inquiétudes sur l'urbanisme, la circulation et le stationnement.
L'avenue de l'Yser
Présents en nombre, les habitants du parc Féau, le Neuilly pavillonnaire de Mérignac, se sont plaints de la vitesse excessive des automobilistes. « Plus personne ne respecte la zone 30, les gens coupent par le parc pour gagner du temps », s'écrie un riverain. D'autres secteurs comme l'hypercentre sont paralysés aux heures de pointe dont l'amplitude s'accroît. Ce faisant, certains craignent que la mise en service de l'extension de la ligne A du tramway en janvier n'aggrave la situation. En outre, l'avenue de l'Yser, qui fait le lien avec le quartier de Pichey, cumule au goût de l'assemblée trop de maux : bouchons, absence de dégagement pour les bus, bande cyclable dangereuse, renouvellement de la résidence Ardillos (521 appartements envisagés) etc. Des aménagements sont-ils prévus ? « Non », répond Gérard Chausset. Par la suite, l'adjoint en charge de l'espace public souligne le caractère particulier de Mérignac, à la fois ville de (presque) 70 000 habitants et territoire traversé par un flux de transit entre la rocade et Bordeaux. D'où la difficulté de résoudre l'équation posée.
Selon Alain Anziani, l'accélération du flux témoigne aussi de l'attractivité grandissante du centre-ville. Et cette dynamique se renforcera avec la livraison de l'îlot 2 de la ZAC (zone d'aménagement concerté) en 2016 ou 2017, face à la médiathèque. L'édile a brièvement rappelé son contenu : 111 logements, un centre commercial (probablement un Monoprix), une série de magasins et un parking souterrain de 182 places à partager entre résidents et clientèle. Que deviendront Casino et son parking de surface attenant ?
L'élu reconnaît que la disparition possible de cette aire de stationnement privée serait dommageable pour les utilisateurs, pas forcément clients de la moyenne surface. « Moi-même, je n'hésite pas à m'y garer le samedi matin pour aller au marché », confesse-t-il, avant d'ajouter : « Il faudra trouver une autre solution. Un plan de stationnement sera mis à l'étude. » Lequel tiendra nécessairement compte de la sous-fréquentation chronique du parking souterrain actuel. À défaut de pouvoir changer l'emplacement de sa rampe d'accès, des efforts de signalétique seront faits pour en améliorer la visibilité.
Incivilités et délinquance
Autre sujet ausculté : la place Charles-de-Gaulle. Une nouvelle salve de critiques est venue s'abattre sur la signature trop minérale de cette esplanade. Pour atténuer ce parti pris architectural, la nouvelle équipe a fait installer, avant l'été, des arbres dans des bacs et des bancs. Opération unanimement appréciée.
Toutefois, ce dispositif ne suffit pas à animer les lieux. Le conseil de quartier a donc été prié de faire des propositions. Un habitant a ouvert la voie en suggérant une action autour de l'aéronautique, fortement présente dans la partie extra-rocade de la commune mais étrangement absente de l'identité du centre. À ce sujet, Alain Anziani a rappelé la réflexion en cours sur la création d'un musée de l'air dans la zone de Bordeaux Aéroparc. Sans donner de date.
Durant la soirée, les élus ont également pris dans la figure une série de témoignages d'exaspération liés aux incivilités et aux actes de délinquance touchant, entre autres, des habitants de Pont-de-Madame, du Parc du Château et de la résidence Le Club. « La sécurité est un combat de tous les jours. Cette préoccupation relève de la police nationale mais elle est aussi de notre responsabilité », a admis le patron de la ville, avant de rappeler les récentes opérations policières antidrogue à Pont-de-Madame.
S'agissant des frictions de voisinage aux abords des lycées Daguin-Dassault, en particulier rue Chateaubriand, la Ville y répond en envoyant régulièrement ses médiateurs sociaux. Les vertus du dialogue permettront-elles d'apaiser la situation ? Certains riverains en doutent. Fort de ce constat, le bureau du conseil de quartier souhaite tendre la main aux lycéens pour les impliquer dans ses groupes de réflexion sur l'évolution du centre-ville.
 

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