Un malaise à dissiper Zoom sur les services mutualisés

La majorité s’est divisée sur le premier vote relatif au périmètre de mutualisation des services de la Ville. 208 agents municipaux sont concernés.

Le maire Alain Anziani affirme qu’à moyen terme, la mutualisation des services permettra des économies d’échelle. ©

En plus du stationnement gratuit (notre édition d'hier), Alain Anziani n'a pas réussi, vendredi soir, à faire le plein des voix de la majorité sur un sujet très sensible : la déclaration d'intention relative au périmètre des services à mutualiser avec Bordeaux Métropole. En effet, tandis que les écologistes se sont abstenus, les communistes ont voté contre cette délibération.

Il est vrai que le passage de la CUB à la métropole inquiète les agents visés. Pour preuve, ce tract distribué en début de séance par le syndicat CGT, rejetant les « politiques d'austérité qui menacent la qualité et la continuité des services publics ».

Ce n'est pas faute, pour le maire et nombre de ses adjoints, dont René Saba et Jean-Marc Guillembet, d'avoir tenté de dissiper les craintes. Ou de justifier l'intérêt de la mutualisation par la « raréfaction des finances ».

« Ce soir, il s'agit de voter une délibération de principe, visant à me donner mandat pour que je puisse négocier avec la métropole », a souligné l'édile. Sachant que le document juridique qui engagera réellement la Ville, à savoir le contrat d'engagement, ne sera examiné qu'à l'automne. Avec une entrée en vigueur à compter du 1er janvier 2016.

Malaise des agents

Il n'empêche, Mérignac fait partie des onze communes qui ont souhaité basculer rapidement vers la mise en partage. Toutefois, Alain Anziani a réaffirmé le caractère « à la carte » et évolutif du schéma de mutualisation. Malgré la réforme, Bordeaux Métropole demeure un outil au service des communes membres. « Celles-ci demandent à la métropole, et au lieu de faire elles-mêmes, c'est l'établissement public qui fait à leur place. » En clair, la mairie doit rester le principal donneur d'ordre.

À l'heure actuelle, 208 agents municipaux mérignacais sur 1 172 sont identifiés parmi les effectifs mutualisables. Ce qui représente 18 % du total (lire ci-contre). « C'est beaucoup mais pas assez pour parler de révolution », a nuancé l'édile.

Au nom du PCF, Léna Beaulieu a justifié la position défavorable de son groupe en pointant les dérives possibles de la mutualisation, essentiellement au niveau des ressources humaines. « Les 19 et 20 mars, les agents de la métropole et de certaines communes se sont massivement mobilisés pour exprimer leurs craintes quant à leurs futures conditions de travail. Ne leur faites pas l'affront de ne pas en tenir compte », a-t-elle exhorté.

Prendre le temps d'une véritable concertation. C'est aussi ce qu'ont appelé de leurs vœux les écologistes. Réaffirmant avec force l'adhésion de groupe EELV à la réorganisation institutionnelle en cours, Sylvie Cassou-Schotte a souligné la nécessité d'un « véritable dialogue social » avec les agents, pour ne pas rater les étapes essentielles.

Membre d'Ensemble changeons Mérignac, Jean-Pierre Brasseur a réclamé à son tour la plus grande vigilance au sujet de l'accompagnement des agents. Tout en se demandant à voix haute s'il était opportun de vouloir transférer 26 agents de la DRH… Toutefois, le groupe d'opposition a apporté un vote de soutien, à l'inverse de l'élu FN Jean-Luc Aupetit qui, une fois de plus, est resté muet.

 

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