Revue de presse des conseils de quartier du mois de Juin à Mérignac

Conseil de Quartier de Chemin Long
Un urbanisme pesant
Le maire reprend ce mois-ci sa tournée des quartiers. À Chemin Long, il a pu mesurer l’exaspération des habitants par rapport à la circulation excessive.
Les habitants ont exprimé des requêtes parfois contradictoires aux élus présents. ©
Photo O. D.
Olivier delhoumeau
o.delhoumeau@sudouest.fr
Une nouvelle salve de conseils de quartier a débuté lundi soir par une longue halte agitée à Chemin Long. Parmi les points à l'ordre du jour, il y avait le rendu d'une pré-étude urbaine relative à ce secteur de la commune. L'architecte et urbaniste Pierre Lascabettes s'est chargé de sa présentation.
Au rayon diagnostic, Chemin Long est en mutation depuis 50 ans. De moins en moins rural, ce quartier se caractérise par un pôle commercial majeur (Mérignac Soleil), de multiples zones économiques et une coulée verte encore « relativement structurante ». Il se trouve par ailleurs sur un « axe historique » entre le cœur de Bordeaux et la périphérie vers le Cap Ferret.
Stationnement réglementé
Les principales orientations se concentrent sur la polarité de l'avenue de la Somme. S'agissant du stationnement, « cet axe est saturé », a plaidé Pierre Lascabettes, estimant que la place accordée à la voiture se fait au détriment des piétons. Pour contrebalancer cette tendance, l'étude propose de contraindre les véhicules pris dans le flot des mouvements pendulaires : ceux qui arrivent tôt le matin et repartent tard le soir. Ce flux est important.
Comment l'atténuer ? En mettant en place du stationnement réglementé. Autre piste évoquée : donner de l'air à l'avenue de la Somme en créant des parkings dans les rues adjacentes. D'autre part, l'architecte-urbaniste suggère de réfléchir à une meilleure cohérence entre la restructuration prochaine de l'école primaire Arnaud-Lafon, la reconstruction du Clal et le terrain de sport. Objectif : améliorer l'articulation entre ces équipements de manière à créer une centralité de quartier.
La concertation sur l'aménagement d'un transport en commun en site propre (tramway ou bus à haut niveau de service) vers l'aéroport intéresse forcément Chemin Long. Elle pourrait déboucher sur l'implantation d'une station au croisement des avenues Kennedy et Vigneau. Cette option a surpris plus d'une personne dans la salle. Elle est à leur goût trop éloignée des zones résidentielles et ne ferait qu'aggraver la circulation déjà dense à cet endroit.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la présentation de cette pré-étude n'a pas soulevé l'enthousiasme. Comme souvent, la séance plénière a donné lieu à l'expression de nombreux mécontentements. En particulier sur la vitesse excessive des voitures dans les rues secondaires se transformant en voies de délestage. Exemples cités : les Ontines, Louis-Aragon ou encore Auguste-Comte. De fait, on a beaucoup parlé de chicanes, d'écluses ou de ralentisseurs pour essayer de casser la vitesse. D'autres voix ont contesté l'efficacité de la priorité inversée à l'angle des rues Paul-Dukas et Edgar-Degas, marquée par un panneau stop. Un autre riverain s'est ému de l'état déplorable de l'avenue de l'Europe (fossés non busés, trous dans la chaussée). « C'est à se demander si on existe à Mérignac », a-t-il pesté.
Bonne nouvelle, « des travaux de requalification y sont prévus à l'horizon 2017 », a répondu le maire. « Alors même que des études existent depuis 2000 », a néanmoins pondéré un habitant.
Face aux sollicitations répétées en matière de voirie, Gérard Chausset affirme que la Métropole a de quoi faire 100 ans de prévisions sur les 28 communes membres. S'agissant des déplacements doux, l'élu a rappelé l'intérêt qu'il y aurait à construire une passerelle au-dessus de la rocade pour relier l'avenue Jean-Monnet et l'avenue de l'Europe. Mais ce vieux projet n'a toujours pas quitté ses cartons. Pas plus que celui portant sur un cheminement doux et continu le long du ruisseau des Ontines. À propos de ce dernier, Gérard Chausset a pointé un problème de domanialité. « Certains secteurs étant privés, il faudra enclencher une procédure d'expulsion. Cependant, on ne pourra rien faire sans votre soutien. »
Conseil de Quartier de Capeyron
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Capeyron a vite grandi
L’urbanisme et les transports étaient au menu.
Les constructions d’immeubles le long de l’avenue de la Libération ont changé la physionomie de la rue. ©
Photo O. D.
olivier delhoumeau o.delhoumeau@sudouest.fr La salle était pleine à craquer, lundi soir, pour la séance plénière du conseil de quartier. Parmi les sujets à l'ordre du jour, il y avait les transports publics. Des ajustements s'imposent suite aux réclamations exprimées après la mise en service de l'extension de la ligne A du tramway jusqu'aux Pins. Une représentante de Keolis a précisé les modifications attendues pour septembre. La ligne 71 va changer de terminus. Des Pins, celui-ci va migrer rue Henri-Barbusse, à proximité de la liane 2. Les correspondances seront ainsi plus aisées, notamment pour les voyageurs se rendant dans la zone industrielle du Phare. La ligne 30 est aussi appelée à évoluer. Plutôt que de rester sur Magudas (l'essai étant jugé peu concluant), celle-ci empruntera l'avenue du Truc. Ce qui...
o.delhoumeau@sudouest.fr
La salle était pleine à craquer, lundi soir, pour la séance plénière du conseil de quartier. Parmi les sujets à l'ordre du jour, il y avait les transports publics. Des ajustements s'imposent suite aux réclamations exprimées après la mise en service de l'extension de la ligne A du tramway jusqu'aux Pins.
Une représentante de Keolis a précisé les modifications attendues pour septembre. La ligne 71 va changer de terminus. Des Pins, celui-ci va migrer rue Henri-Barbusse, à proximité de la liane 2. Les correspondances seront ainsi plus aisées, notamment pour les voyageurs se rendant dans la zone industrielle du Phare. La ligne 30 est aussi appelée à évoluer. Plutôt que de rester sur Magudas (l'essai étant jugé peu concluant), celle-ci empruntera l'avenue du Truc. Ce qui permettra de desservir les complexes sportifs, le stade nautique, une maison de retraite et le futur îlot Langevin.
Vétusté des bus
« Elle retrouvera sa vocation première de ligne interquartiers », a commenté l'élu Gérard Chausset. Toutefois, le compte n'y est pas pour le président de l'amicale des locataires de la résidence Les Pins qui a fustigé la vétusté des bus de la ligne 34. « Ils ont entre 12 et 15 ans d'âge et tombent régulièrement en panne. Du coup, les usagers se retrouvent en carafe. » Et d'ajouter qu'au terminus, situé devant sa résidence, les occupants de sept bâtiments sont obligés d'entendre « les moulins de ces espèces de chars à bœufs ».
La représentante de Keolis a répondu que l'âge moyen du parc de bus de TBC était globalement situé entre 7 et 8 ans. « Les véhicules sont renouvelés par Bordeaux Métropole. Les affectations se font par ligne. » D'ailleurs, un marché sera bientôt livré pour la liane 1. Ce qui permettra de redistribuer des moyens roulants existants sur des lignes moins bien loties. « Le monde parfait n'existe pas », a renchéri Gérard Chausset, ajoutant que des bus neufs sur le tracé structurant de la liane 1 étaient totalement fondés.
La place Jean-Jaurès change
Dès l'arrivée des horaires d'été, le circuit de la liane 1 sera également modifié. Il proposera un lien direct entre l'aéroport et la gare Saint-Jean. Quant à la 16, son terminus sera localisé place de la République (Bordeaux). Pour gagner en attractivité, la liane 1 bénéficiera d'un nouveau système d'aide à l'exploitation en liaison avec Gertrude. Le franchissement des carrefours sera en théorie plus rapide.
Autre sujet très débattu : l'urbanisme. Une étude sur le réaménagement de la place Jean-Jaurès va être menée avec le concours du Créham. Un appel à candidature est d'ores et déjà lancé auprès des habitants désirant s'impliquer dans ce projet. Les personnes retenues interviendront au sein d'un atelier d'urbanisme, animé par une sociologue.
Couper court aux rumeurs
Pour couper court aux rumeurs, le maire a émis quelques principes préalables intangibles : les contre-allées de la place seront épargnées ainsi que la capacité de stationnement. L'édile a cependant admis la nécessité de retoiletter le site, d'opérer une reprise des réseaux et de l'éclairage public. Puis il a brièvement évoqué l'idée d'un partage plus équilibré de l'espace public entre les boulistes et les autres usages. S'agissant des logements, Alain Anziani entend défendre « l'identité village » de Capeyron, en voie de disparition pour beaucoup. Dans son esprit, cela passe par un outil juridique adéquat, à savoir la nouvelle mouture du plan local d'urbanisme. « Avec le PLU 3.1, on aura la possibilité de s'opposer aux projets ne convenant pas au quartier. La nouvelle règle sera de faire du R + 1 (un étage) sur l'ensemble du quartier. Sauf le long de quelques grands axes où le futur PLU autorisera du R + 2 (deux étages). »
Et de citer les avenues de Magudas et de la Libération. Même si la question n'a pas été posée, précisons que l'application du nouveau PLU n'est pas pour tout de suite. Son approbation finale devant avoir lieu fin 2016, au terme d'une phase d'enquête publique.
 
 
 
 

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