Menaces pour l’emploi à Cofinoga : la BNP perd son crédit, nos positions, revue de presse

Communiqué de presse : Mérignac le 13 JANVIER Menaces pour l'emploi à Cofinoga : la BNP perd son crédit

COFINOGA Tv7 par gchausset Les élus Europe Ecologie Les Verts de la Communauté urbaine de Bordeaux, représentés par M. Gérard Chausset, président du groupe EELV de la CUB et adjoint à Mérignac, et M. Clément Rossignol, vice-président de la CUB, ont rencontré ce matin les délégués syndicaux de Cofinoga pour s'informer de la situation de l'entreprise et pour assurer les salariés de leur soutien au regard des menaces de plus en plus pressantes qui pèsent sur leurs emplois. Nous rappelons que Cofinoga est une entreprise phare et stratégique du secteur tertiaire et un acteur économique majeur pour Mérignac et l'agglomération puisque, avec ses 2255 emplois, elle constitue le premier employeur privé de la Communauté urbaine. Si la mise en place d'un plan social à hauteur de ce qui est envisagé aujourd'hui (entre 400 et 500 emplois supprimés) venait à se confirmer, ce serait une catastrophe humaine et sociale, un coup dur pour l’économie locale et on peut craindre des répercussions sur le tissu de sous-traitants et un effet domino sur d'autres entreprises du même secteur (notamment les centres d’appels). Suite aux échanges avec les syndicats, il semble clair qu'une erreur de pilotage stratégique a lieu dans cette entreprise depuis plusieurs années. La direction a fait preuve d'un manque complet d'anticipation sur l'évolution des métiers du crédit et sur l'impact sur l'activité de crédit à la consommation du nouveau contexte législatif (loi Lagarde) et économique (crise financière et baisse de la consommation). Les élus EELV considèrent que le groupe BNP Paribas, en tant qu'actionnaire majoritaire, a une lourde responsabilité dans la situation actuelle et dans le devenir de Cofinoga. Son absence de stratégie pour l'entreprise Cofinoga est inacceptable. Il est aujourd'hui de son devoir de préserver le site de Mérignac et de proposer aux salariés des possibilités de formation et de reclassement au sein du groupe. A l'image de la mobilisation qui s'est opérée pour la Sogerma et pour Ford, les élus EELV demandent que la même pugnacité soit mise en œuvre par les élus locaux et les services de l'Etat pour arrêter le dépeçage annoncé de Cofinoga. Le groupe EELV de la Communauté Urbaine suivra avec la plus grande attention ce dossier et va interpeller les députés et sénateurs Europe Ecologie Les Verts, notamment M. Noël Mamère, député de la Gironde, pour que nationalement le grand groupe bancaire BNP soit placé devant ses responsabilités. Par ailleurs, le groupe EELV demande également à la Communauté Urbaine d'inscrire la problématique de l'emploi dans le secteur financier et bancaire au programme de la conférence bancaire qui se tiendra au premier trimestre 2012 et qui réunira les exécutifs de la CUB, de la Région, du Conseil Général et des 27 communes ainsi que les acteurs du secteur bancaire et financier. Contact : Gérard CHAUSSET Président du groupe des élus Europe Ecologie Les Verts de la CUB Tél. : 06.62.48.74.92

 

 

 

BNP accusé d'abandonner Cofinoga au profit de Cetelem

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Pour les syndicats c'est évident, après la loi Lagarde encadrant le crédit revolving, la BNP n'a pas voulu conserver ses deux filiales spécialisées sur ce type de crédits à la consommation. 

 

Cofinoga a annoncé vendredi 20 janvier la suppression de 438 emplois au sein de la société de crédit à la consommation.

433 postes sur 2600... les syndicats s'attendaient à de la casse, mais pas autant. A l'occasion d'un Comité central d'entreprise, Laser Cofinoga, filiale à parts égales de BNP Paribas et des Galeries Lafayettes, a confirmé ce vendredi un important projet de suppression de postes dans le cadre d'un plan d'économie et de réorganisation. 

"Le plan de sauvegarde de l'emploi tel qu'il est envisagé pourrait se traduire par la suppression de 462 postes (...) ramenés en pratique à 433 postes en net grâce à 29 créations de poste à Mérignac", explique la société, qui espère ainsi économiser à terme 100 millions d'euros. Dans le détail, le site de Mérignac sera le plus touché avec 397 postes supprimés. Quarante-quatre postes le seront aussi à Paris, ainsi que deux à Jurançon près de Pau dans les Pyrénées-Atlantiques. Les 19 postes restants seront supprimés dans différentes agences en France, mais Cofinoga ne donne pas plus de détails. 

Peu après l'annonce, une centaine de salariés se sont réunis devant le site de Mérignac (Gironde) pour partager leur consternation et leur colère. Avec l'appui de certains élus bordelais, les syndicats de l'entreprise accusent la BNP de les avoir laissé tomber. Azougalhi, délégué CFDT et porte-parole de l'intersyndicale CFDT-CFTC-SNB/CFE-CGC, reproche notamment à la direction du groupe de "ne pas avoir su faire comme l'ont fait nos concurrents, notamment Cetelem ou Sofinco, qui ont su changer de braquet immédiatement et développer une nouvelle stratégie tant sur les produits que sur les marchés".  

Une stratégie délibérée?

Selon eux, la situation de Cofinoga aurait pu être anticipée depuis 2010 au moins, date de l'entrée en vigueur de la loi Lagarde, destinée à encadrer les crédits renouvelables dits "revolving", spécialité de Cofinoga..."La BNP, qui est une des plus grandes banques européennes et a donc une stratégie industrielle, aurait dû voir que les lois Lagarde, tout en étant une bonne chose puisqu'elles ont assaini le crédit revolving, auraient des conséquences en termes d'activité et des conséquences sociales", estime ainsi Gérard Chausset, vice-président de la communauté urbaine de Bordeaux (CUB) et président du groupe EELV à la CUB. Pour les syndicats, qui oublient un peu vite que le crédit à la consommation a aussi beaucoup souffert de la crise, cela ne fait donc pas de doute, la stratégie de la BNP était délibérée : la banque, qui possédait deux filiales spécialisées dans le credit revolving, Cetelem et Cofinoga aurait tout fait pour sauver l'une au détriment de l'autre. La preuve c'est "que eux s'en sortent" et qu'aujourd'hui "Cetelem propose de reprendre 40 salariés de Cofinoga", déplore Lionel Azougalhi.  

 

Le directeur général de BNP Paribas Baudoin Prot

Quant au sénateur PS et maire-adjoint de Mérignac, Alain Anziani, il estime que BNP qui a profité de 5 milliards d'aides d'Etat en 2008 doit désormais faire preuve de solidarité vis-à-vis de Cofinoga et de ses salariés". Selon lui, la banque, qui réalise sept milliards de bénéfices, "doit montrer que dans ce monde la finance aussi n'a pas qu'une vision qui consiste à capitaliser, à distribuer des profits à ses actionnaires, mais doit aussi penser au développement local et à ses salariés". 

Pas sûr que ces propositions reçoivent une écoute attentive de la direction. Dans son communiqué, cette dernière évoque des propositions de reclassements et des départs volontaires, sans toutefois donner aucun détail chiffré. 

En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/bnp-accuse-d-abandonner-cofino...




 

 

 

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