DASSAULT THALES survole l'écologie! réaction aux propos du DG de DASSAULT dans Sud Ouest

Communiqué de Presse EELV – 23 juin 2014

Accord foncier avec Dassault dans le cadre du dossier Thalès : M. Costa de Beauregard survole l’écologie.

Dans son édition de ce jour, le journal Sud Ouest retranscrit des propos tenus lors de la signature de l’accord foncier avec les groupes Dassault et Thales par M. Olivier Costa de Beauregard, directeur général de Dassault Aviation. M. Costa de Beauregard « s'est félicité de la sagesse girondine qui a prévalu dans les discussions finales de cet épineux dossier et il a souhaité que  l'on tienne davantage compte de l'emploi que des grenouilles et des papillons » dans les différentes procédures en vue pour l'aménagement de ces zones.

On ne peut que regretter ces propos inappropriés. M. Costa de Beauregard semble méconnaître l’effet papillon et les interactions entre activités humaines et biodiversité et entre différents écosystèmes. Ces propos révèlent un certain cynisme et une méconnaissance totale des enjeux locaux, qu’ils soient écologiques mais aussi politiques.

Bien sûr, il faut défendre l’emploi, et c’est au nom de cette priorité que les écologistes ont été constructifs dans ce dossier qui n’est pourtant pas exempt de difficultés quant à son implantation.

Opposer développement économique et environnement est un mauvais calcul. Les entreprises les plus performantes et viables sur le long terme sont celles qui prennent en compte les enjeux environnementaux aussi bien au regard de l’environnement dans lequel elles s’implantent qu’au regard de leurs produits. Le développement de l’emploi a encore plus de valeur s’il se fait dans un contexte qualitatif. Au vu des propos de M. Costa de Beauregard, il y a matière à inquiétude et nous appelons la CUB à être vigilante sur le respect des engagements environnementaux actés. Nous demandons la mise en œuvre d’un comité de suivi et de surveillance des engagements sur l’ensemble du site.

Gérard Chausset Président du groupe EELV de la Cub

 

Article de Sud Ouest

2 000 salariés réunis à Mérignac

Publié le 23/06/2014 à 06h00 , modifié le 23/06/2014 à 09h34 par

Jean-bernard Gilles

La signature vendredi dernier de l’accord foncier entre les collectivités locales et le groupe Dassault ouvre la voie au gros projet d’investissement de Thales

La CUB rétrocède 16 hectares au groupe Thales qui pourra ainsi regrouper les activités de ses deux sites, du Haillan et de Pessac, sur Mérignac en bord des pistes de l’aéroport. © Photo

Les affaires de foncier ne sont pas seulement compliquées en zones rurales. Cela faisait en fait sept ans que Dassault Aviation et les collectivités locales girondines négociaient l'accord qui a été signé vendredi soir à l'hôtel de communauté de Bordeaux Métropole.

Il a fallu au groupe industriel, qui est depuis l'après-guerre un poids lourd de l'emploi dans l'agglomération, beaucoup de patience. Mais c'est fait. Alain Juppé, président de la Communauté urbaine de Bordeaux, Alain Anziani, sénateur maire de Mérignac et Olivier Costa de Beauregard, directeur général de Dassault Aviation, ont signé le compromis de vente devant notaire à Bordeaux, vendredi dernier. Il s'agit d'un épais document qui transfère 31 hectares appartenant à l'avionneur, le vendeur, sur le secteur de l'aéroport à la Communauté urbaine de Bordeaux, l'acheteur. Montant de la transaction : 8 millions d'euros.

Dans le même temps, la CUB rétrocède à un prix d'ami 16 hectares au groupe Thales, dont Dassault est l'actionnaire de référence. Ils permettront à l'industriel d'engager son grand projet girondin : regrouper sur Mérignac d'ici à 2016, en bord des pistes de l'aéroport, les activités de ses deux sites du Haillan et de Pessac en un seul, un investissement de 200 millions d'euros réunissant au cœur de l'aéroparc les quelque 2 000 salariés girondins de Thales. C'est donc pour permettre à ce projet de sortir de terre qu'Alain Juppé et Alain Anziani et leurs services, après d'autres, ont mis les bouchées doubles pour aboutir.

Réserves foncières

Cet accord s'accompagne d'autres, impliquant le Conseil général de la Gironde et le Conseil régional d'Aquitaine. Ils permettent le déclassement de la RD 213 qui traverse les terrains en question. La CUB s'engage à ouvrir la déviation de l'avenue Marcel-Dassault avant fin 2016. On ne devrait pas être loin à cette date de la mise en service de la nouvelle usine Thales. Une dizaine d'hectares sont aussi mis en réserve pour permettre des développements ultérieurs de Dassault en cas de reprise forte d'un marché de l'aviation d'affaires encore convalescent.

Dassault Aviation qui va en assembler à Mérignac un peu moins de 70 cette année a déjà dans les cartons ses plans en cas de succès mondiaux de ses nouveaux modèles, notamment le 8 X dont le premier exemplaire est en cours d'assemblage. Olivier Costa de Beauregard s'est félicité de la sagesse girondine qui a prévalu dans les discussions finales de cet épineux dossier et il a souhaité que « l'on tienne davantage compte de l'emploi que des grenouilles et des papillons » dans les différentes procédures en vue pour l'aménagement de ces zones.

Les vertus de la cogestion

Alain Anziani, le sénateur maire de Mérignac, a rappelé que 10 000 des 15 000 emplois de l'aéronautique dans la région était localisés à Mérignac sur la zone de l'aéroparc et qu'il faudrait encore améliorer l'offre foncière pour permettre d'autres développements. « Notre offre foncière, en bord de pistes, est un atout maître dans le monde aéronautique », a-t-il expliqué.

« Ce qui est bon pour Mérignac est bon pour l'agglomération », a déclaré Alain Juppé à l'occasion de la signature. Il régnait entre les deux élus, président et premier vice-président de Bordeaux Métropole, une réelle proximité. Une entente même qui n'était pas sans rappeler aux plus anciens l'accord politique de leurs deux prédécesseurs à la mairie de Bordeaux et de Mérignac, Jacques Chaban-Delmas et Michel Sainte-Marie, les inventeurs de la cogestion des affaires de l'agglomération. Elle redevient tendance !

Thales a lancé en fin de semaine la consultation d'entreprises pour sa nouvelle usine de 55 000 mètres carrés.

 

 

 

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