Communiqué de presse sur les conséquences positives de la baisse de la vitesse sur la pollution étude AIRAQ et des bus sur la voie rapide, de la pollution en moins sur la rocade, la rocade enjeu écologique

Bordeaux, le 30 janvier 2007
Impact sur la qualité de l’air et sur la santé de la
limitation de la vitesse à 90 km/h sur la rocade
Communiqué de presse des élu(e)s Verts de la Communauté Urbaine
Les Verts sont satisfaits de constater l’impact positif sur la qualité de l’air de la
limitation de la vitesse à 90 km/h sur la rocade. La limitation de la vitesse des
poids lourds à 80 km/h, intervenue au cours de ce mois, aura sans nul doute
un impact supérieur encore dans la diminution des émissions de polluants,
ceci à condition de renforcer les contrôles afin de veiller au respect des
vitesses réglementaires.
L’étude menée par AIRAQ et publiée en ce début d’année établit un lien de
cause à effet entre la vitesse automobile et les polluants atmosphériques. Elle
conclue ainsi que la réduction de la vitesse maximale autorisée sur la rocade
à 90 km/h a permis une diminution des polluants mesurés allant de -17% pour
les particules fines à -37% pour le monoxyde de carbone.
Toutefois, ces chiffres sont à manier avec précaution en raison de la courte
durée de l’étude, de la variabilité des conditions météorologiques entre les 2
mois étudiés (mois de juin et septembre 2007) et de la présence d’un unique
capteur pour l’ensemble de la rocade.
Afin de connaître précisément l’impact sur la qualité de l’air de la réduction
de la vitesse maximale autorisée sur la rocade, les Verts souhaitent que soient
réalisées des études complémentaires et plus approfondies. Ces dernières
doivent porter sur un périmètre plus large (et donc intégrer un nombre de
capteurs plus important), les zones riveraines de la rocade étant les plus
directement impactées sur le plan de la santé publique. La période d’étude
doit également être étendue de manière à pouvoir tirer des conclusions plus
probantes.
Les Verts tiennent à rappeler que les polluants atmosphériques ont un impact
sanitaire important et que la notion de pic de pollution ne constitue qu’un
seuil d’alerte. L’exposition permanente à un certain niveau de pollution,
même inférieur aux niveaux réglementaires, engendre une augmentation des
pathologies respiratoires, en particulier au sein des populations les plus
fragiles (enfants, personnes âgées, personnes malades ou asthmatiques…).
Ainsi, malgré des valeurs limites respectées la plupart du temps dans
l’agglomération bordelaise, une étude de l’Institut de Veille Sanitaire (IVS) de
juin 20061 a estimé que près de 200 décès anticipés sont attribuables à une
exposition chronique aux particules fines et qu’une réduction de 25% de ce
polluant permettrait d’éviter la moitié de ces décès.
Il est donc primordial d’agir sur la réduction au quotidien des concentrations
en polluants via des mesures préventives, et non pas uniquement lors des pics
de pollution.
Contact :
Gérard CHAUSSET
06 62 48 74 92
gchausset@wanadoo.fr
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