Sortir l’écologie de sa culture minoritaire

Après avoir quitté Europe Ecologie Les Verts le 8 Mai, pour des raisons de désaccord sur les orientations politiques de ce mouvement, le 15 mai j’ai rejoins  le Mouvement de la République En Marche.
Je le fais en toute modestie, je suis candidat à aucun poste, je souhaite participer à mon niveau à la recomposition politique qui s’ouvre.
Je souhaite qu’Emmanuel MACRON ait une majorité pour gouverner et que Nicolas HULOT puisse lancer les grands chantiers de la transition énergétique. Il est urgent qu’un écologiste prenne en main ce sujet, enfin ! On ne peut pas se féliciter de l’arrivée de Nicolas HULOT au gouvernement et ne pas vouloir lui donner les moyens de sa politique
​C'est ma position mais je conçois qu'il puisse y en avoir d’autres.
Oui, comme je l’avais écrit à plusieurs reprises, l’écologie n’est pas centrale dans le discours et le projet d’Emmanuel MACRON, il n’a pas sur le papier le plus «  bio » des programmes. Mais l’arrivée de Nicolas HULOT au gouvernement, est une chance unique de sortir l’écologie de sa culture minoritaire. Le clash climatique de TRUMP donne aussi à notre pays une occasion de  joindre les actes à la communication.
Après 27 ans de présence chez les Verts ou à EELV, il s’agit pour moi d’ouvrir une nouvelle page de mon écologie personnelle et de travailler à la transformation des comportements et des outils juridiques, économiques et sociaux pour modifier en profondeur, mais de façon progressive la société au niveau local. C’est dans cette perspective que je souhaite tracer un nouveau chemin
Les clivages traditionnels, droite gauche, n’ont pas disparu comme par magie avec l’élection d’Emmanuel MACRON, ils sont persistants, mais de nouveaux clivages sont apparus et sont venus remettre à plat certaines certitudes et fracturer les clivages existants.
L’Europe, en est un et sur ce clivage, l’environnement à beaucoup à gagner d’une Europe conquérante, car les problématiques environnementales n’ont plus de frontières depuis longtemps.
Avec les VERTS, l’écologie politique était sortie du « ni droite ni gauche » en 1994 pour s’allier notamment au Parti Socialiste. Aujourd’hui, disons le, cet axe est à bout de souffle. EELV  est devenu un micro parti avec paradoxalement une diffusion large de ses idées et de la prise de conscience générale de beaucoup de citoyens. Pour autant l’écologie politique ne peu plus se permettre de s’adresser qu’à une seule partie de la société. Elle doit être présente dans tous les mouvements et y creuser son sillon aussi.
La présence de Nicolas HULOT au gouvernement, n’est ni un gadget, ni une caution. Moins dogmatique, il pourrait transcender l’écologie et en faire un vecteur de progrès.
Je m’inscris pleinement dans cette vision.  Pour cela, il va de soi que je soutiens les candidats de la République En Marche aux élections législatives. Je ne lance pas  un appel, je ne me lance pas dans une démarche incitative de débauchage envers mes amis écologistes. Chacun est libre et conscient des enjeux. Pour moi l’essentiel n’est plus de témoigner mais de faire. C’est le sens de ma démarche tracer un nouveau chemin pour travailler avec tous les démocrates qui veulent relever les manches. Il est urgent de sortir l’écologie politique de sa culture minoritaire.
Gérard CHAUSSET

Partager

Ajouter un commentaire

CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.